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mardi 31 mai 2011

VIVA LA SEMANA NEGRA DE GIJON !

Vous ne connaissez peut-être par ce festival consacré aux mauvais genres, qui se déroule chaque été à Gijon dans les Asturies -Bretagne espagnole- et dure environ dix jours. Fusion réussie entre le festival littéraire et la fête populaire (concerts, grande roue, stands forains), cette petite perle noire créée par PACO TAIBO II rassemble la crème des écrivains sud américains et hispanophones. Malheureusement, entre les récentes élections, qui ont fait basculer l'Espagne à droite, le procès qu'intente le Recteur de l'université (pour que le festival ait lieu dans l'enceinte de l'université), et les graves difficultés budgétaires que rencontre l'organisation, le futur de notre Semaine Noire est sérieusement compromis. Les amoureux de cet évènement hors du commun lancent un appel à l'aide via notamment le groupe facebook Continuidad de la Semana Negra. Par les biais des blogs, sites, pages fb, articles de journaux et tout autre média, manifestez votre attachement pour la Semana Negra de Gijon, pour qu'elle reste cette rencontre privilégiée, cet exemple de ce que doit être un festival littéraire populaire.

“La littérature doit être dans la rue, sinon, elle est condamnée à mourir. Avec la Semana Negra, nous avons réussi à créer la République démocratique des lecteurs de Gijón car nous sommes des fabricants de rêves et d'utopies.” Paco Ignacio Taïb II

vendredi 24 juillet 2009

Et Moisson rouge remercie...


... collectivement, l'équipe de la Semana Negra, et, individuellement Miguel "Truman Capote" Cane.

Salut spécial au gang de Madrid : Yanet (mil gracias... y vas a flippar), Paula, Aglaia, Elena, Martin, Javier, Nuria, Steve.

Quant à Olivier, Marc, David, Carlos, Goran, José Manuel, Marina, José Ramon, si je ne m'abuse, on se voit bientôt...

¡Hasta pronto y gracias a todos!

PS: les curieux pourront aller jeter un œil à l'ambiance cybercolo qui règne sur Facebook ces temps-ci...

dimanche 19 juillet 2009

Soy una editora supercansada...

Trois journalistes en plein boulot.

L'hôtesse d'accueil de la Semana Negra.

L'hôtel Don Manuel, où tout peut arriver...

Et donc ça y est, la Semana Negra 2009 est terminée... Dix jours de libros y churros, de tertulias y cervezas, de discussions informelles et un rien surréalistes (vous avez souvent l'occasion de bavarder en espagnol avec une journaliste autrichienne et un traducteur britannique? Moi oui.) dans des lieux improbables avec des auteurs, des traducteurs, des éditeurs ou des journalistes, de moisson de cartes de visite, d'échanges de numéros de téléphone, de "friends requests" sur Facebook (où il semble que toute la Semana Negra se réfugie le reste de l'année), de souvenirs des années précédentes, de projets forcément géniaux qu'on élabore à la terrasse du Don Manuel à trois heures du matin... Évidemment, tout ça s'est terminé par un grand déjeuner et une chanson. Rendez-vous est pris pour l'année prochaine... voire beaucoup plus tôt, puisqu'une petite bande envisage de se retrouver à Madrid dès demain pour une "Semanita negra" (après cinq heures de bus qu'on espère réparatrices).
C'était un dernier post de Gijon, donc, en direct du Don Manuel.

vendredi 17 juillet 2009

Chisme

Toute notre gratitude va aujourd'hui à Marc Fernandez qui, pour sa sa chronique quotidienne, a assisté ce matin à la remise des prix de la Semana Negra. Ca se passait à 10h30 à l'hôtel Don Manuel, un horaire inhumain quand on sait que les photos qui suivent ont été prises entre une et quatre heures du matin...
Ambiance en images :

Aglaia, journaliste, et Marina Taibo, pilier de l'organisation du festival

Judith V., Marina T. et Marc F.

Lou, 20 mois, plus jeune festivalière de 2009.

Paco Ignacio Taibo II et Carlos Salem (et son jambon Novelpol).

jeudi 16 juillet 2009

Premio Novelpol

Quelques images de la remise du prix Novelpol à Carlos Salem pour son deuxième roman, Matar y guardar la ropa, qu'il avait évoqué à Lyon avec JB Pouy, lequel semblait aussi intéressé par le polar nudiste (un sous-genre en expansion):



Sinon aujourd'hui il pleut sur les Asturies et on nous annonce une alerte à la bombe à la mairie de Gijon : la semaine polar a bel et bien commencé... On vous en dit plus (mais pas trop) après les conférences très noires de l'après-midi.

mercredi 15 juillet 2009

Expérience extrême


Hier, en fin d'après-midi, on a pu observer deux festivaliers français armés d'appareils photo numériques prenant le prétexte d'un "reportage" pour s'offrir un tour de grande roue. L'objectif avoué était de prendre des vues d'ensemble de la Semana Negra. Mouais... Un détail microscopique leur avait cependant échappé (question d'âge?): ce truc, sous des dehors inoffensifs, va beaucoup trop vite.
Jugez donc :


À part ça, le moment fort de la soirée fut l'hommage, façon Semana Negra — textes, souvenirs et musique — à Paco Ignacio Taibo I, décédé cette année.


De nombreux auteurs sont arrivés aujourd'hui, pour le début de la partie "noire" du festival, qui était jusque-là plutôt consacréà la présentation d'ouvrages historiques, graphiques ou fantastiques.
Le train pour le festival s'apprête à partir, on continuera plus tard...

mardi 14 juillet 2009

14 juillet : et alors ?

Alors évidemment puisqu'il y a eu karaoké tardif hier soir, et que c'est le 14 juillet, le post du jour va être plus que succinct. Rien, donc, sinon quelques photos. Voyez...

Un journaliste de Reuters et un célèbre dessinateur de comics, qui tous deux tiennent à leur relatif anonymat, pendant le karaoké...

Le stand de l'excellente librairie Negra y Criminal.

Paco Camarasa, le boss de Negra y Criminal.

Elena, traductrice, fascinée par un article de Marc Fernandez dans les bureaux du festival.

Alejandro de Bernardi, responsable de la presse, nous montre en exclusivités les photos de son expo, une réinterprétation du massacre de la Saint-Valentin.

(c) Alejandro de Bernardi

lundi 13 juillet 2009

Negra y Criminal



Troisième jour de la Semana Negra. Le festival ouvre à 17 heures. Au Don Manuel, vers 14 heures, les MacBook sont de sortie et les (nombreux) journalistes envoient leur papier quotidien. En toute objectivité, on vous conseille de suivre la chronique de Marc Fernandez sur le site du journal Ulysse (tout en bas, "Polars" dans la rubrique "Chroniques"). Celle d'aujourd'hui porte sur le photojournalisme, auquel un festival est consacré dans le festival: on ne vous dira décidément jamais assez de bien de la Semana Negra. Exemples de l'ecléctisme — judicieux — des choix des organisateurs, deux présentations d'excellente tenue qui ont eu lieu hier sous des tentes bondées: l'une sur les zombies, l'autre sur une division de Républicains espagnols qui participa à la libération de Paris...

Enfin (c'est l'heure de déjeuner), on annonce pour ce soir un grand karaoké qui couronnera le pire chanteur de la Semana Negra. À suivre, donc...

dimanche 12 juillet 2009

En direct de la Semana Negra



Un mot rapide de la Semana Negra, où Carlos Salem viendra rejoindre la centaine d'auteurs déjà présents dans quelques jours. Comme toujours, les présentations de livres côtoient les attractions foraines, et les librairies, les bars et les restaurants : une foule énorme pour s'emparer du premier livre offert par le festival — le catalogue de l'expo de BD (v. photo) — et cinquante mètres de queue pour déguster du poulpe à la gallicienne... Complétons le tableau avec la mythique (pour les habitués, disons) terrasse de l'hôtel Don Manuel où l'on traîne jusqu'à pas d'heure en compagnie des journalistes et des auteurs en discutant de tout et de surtout n'importe quoi (ainsi il semble, d'après certaines sources, que la reconstitution presque in extenso des dialogues du Magnifique par un auteur et une éditrice relève de cette seconde catégorie).
C'est tout pour le moment. Le train qui mène au festival ne devrait plus tarder.

mercredi 1 juillet 2009

Nouvelles fraîches sous la canicule

Après une pause de quelques semaines et des petites vacances, Moisson rouge reprend son blog... et en crée bientôt un nouveau.
On en reparle dans deux jours.

Pour vous faire patienter, des nouvelles de la Moisson. Bonnes.

Jazz Me Blues trace une belle route sur le web, ce mois-ci dans Culture Jazz, chez Pol'art noir et Actu du noir (le blog de Jean-Marc Laherrère, lecteur compulsif et néanmoins fort avisé, que l'on salue au passage, même s'il nous fait dépenser de l'argent).

Cassidy's Girl, quant à lui (elle?), est chroniqué dans K-Libre et Noir comme polar (encore des incontournables).

À venir sur le blog de Moisson rouge :
  • Des nouvelles fraîches de la mystérieuse Noela Duarte. Moderne, la belle est déjà sur Facebook.
  • Un journal de bord — sous réserve que je trouve une connexion internet — de la 22e Semana Negra, qui se tiendra du 10 au 19 juillet à Gijon (Asturies), toujours sous le haut patronnage de Paco Ignacio Taibo II. Le ciel, le soleil, la mer, et une superbe affiche, comme tous les ans.

mardi 21 avril 2009

Impitoyable... (3)

"Aller simple est un road movie délirant, sorte d’Hafter Hours marocain sous LSD et Carlos Salem, un pirate fou dont l’imagination débridée fixe l’impossible comme norme … acceptée. Réjouissant !"
Noir comme polar

"On ne peut que louer les éditions Moisson Rouge pour avoir fait traduire si rapidement ce lauréat de la Semana Negra 2008. Les aventures d’Octavio et de ses compagnons sont particulièrement jubilatoires, mêlant l’humour le plus déjanté et graveleux à la poésie (le tournage de film dans le désert ou la découverte du lauréat du prix Nobel de littérature assiégé par ses fans dans un village paumé) et portées par un rythme trépidant. Il est toutefois vivement déconseillé de lire ce livre dans le train quand vos voisins veulent dormir."
813

dimanche 19 avril 2009

Impitoyable... (2)


(Photo : La Noir' Rôde)

Encore deux critiques impitoyables d'Aller simple, le premier roman de Carlos Salem.

Extraits :

"Les personnages sont extraordinaires, d'une humanité profonde, on les aime à la première ligne. L'humour, bien entendu, est toujours présent, mais c'est l'amour de l'auteur pour ses personnages, sa tendresse pour ces ratés magnifiques qui fait tout passer. Et le lecteur passe sans cesse de la tristesse au sourire, des larmes au rire, sans transition, souvent dans la même scène.
Si l’auteur était brésilien on parlerait de saudade, comme il est argentin, les références évidentes sont bien entendu le tango, Borges et Osvaldo Soriano (remercié au début du roman). Et le plus beau est que ce superbe premier roman est digne de tous ces parrainages écrasants."
Jean-Marc Laherrère

"Aventure débridée, recherche de la destinée, quête initiatique, le roman de Carlos Salem c’est tout cela et encore plus. Le tout traité avec une dose constante d’humour et une ironie sous-jacente qui font passer les avatars picaresques d’Octavio et de ses compagnons en force, dans un récit au débit contrôlé de main de maître par l’auteur.
Symbolique et réaliste, philosophe et voyou, profondément sérieux et débridé, tel est le monde où nous entraîne cette quête de la vérité qui est une ode à la découverte de soi.
Au passage, Salem s’offre en plus le luxe d’une réflexion sur l’immortalité, la vraie, celle des dieux, et sa relation à la passagère célébrité, avec comme travaux pratiques un écrivain nobélisable qui n’a pas écrit une seule ligne, un chanteur mythique qui a survécu à son succès et devient immortel…pour toujours.
C’est dans cet univers en folie qu’Octavio retrouvera ses aspirations à une carrière de pianiste, reprendra son destin en main et progressera sur le chemin qui devrait le mener à la récompense. Malgé lui et dans un déluge de dangers… Un parcours jonché de cadavres, d’argent mal acquis et de combines foireuses.
Pour la force de l’écriture, pour l’humour picaresque et pour la défense du tango, ce blues du peuple argentin : recommandé.
Aller simple a été distingué par la Semana Negra de Gijón parmi les « premiers polars », et c’est amplement mérité."
Polar noir

lundi 9 mars 2009

Réservez votre Aller simple (26 mars 2009)

Une musique mélo, fade et fausse, s’égrenait mollement, une voix rachitique chantait El día que me quieras comme s’il s’était agi d’une chanson insignifiante sans nom et sans histoire. J’enlevai le casque et Charly me demanda :
— Vous comprenez maintenant pourquoi je dois le tuer ? Vous me comprenez, Octavio ?
Je hochai la tête. Je ne comprenais toujours pas ce qui le poussait, le soupçon d’une possible folie traversa à cloche-pied la cour de mon esprit avant que je ne l’en chasse.
Mais au fond, j’étais d’accord avec lui.
Moi aussi, j’avais envie d’assassiner Julio Iglesias.

Lorsque sa tyrannique épouse succombe brusquement dans un hôtel marocain, Octavio éprouve un mélange de panique et de soulagement. C’est le moment que choisit Soldati, chanteur de tango amateur, vendeur de glaces dans le désert et escroc à ses heures, pour débouler dans sa vie. Et la petite existence morne du timide Octavio devient une épopée délirante où l’on rencontrera des truands boliviens, des hippies échoués loin de Katmandou, un prix Nobel de littérature qui n’a jamais écrit une ligne, un chat acariâtre, une équipe de cinéma perdue dans le désert, des footballeurs en état de grâce, un nuage agaçant et… Carlos Gardel.


Né à Buenos Aires en 1959, Carlos Salem, journaliste et écrivain, réside depuis 1988 à Madrid où il écrit entre deux soirées poésie dans son bar, le Bukowski. Aller simple a reçu le prix Memorial Silverio Cañada du meilleur premier roman noir en langue espagnole à la Semana Negra 2008.


Découvrez Carlos Gardel!

lundi 22 décembre 2008

Trève des confiseurs

Angel de la Calle, co-organisateur de la Semana Negra, nous transmet cette carte de voeux, rouge, noire et sexy, dont il aurait été dommage de vous priver. Rendez-vous à la rentrée avec "Aux trousses du Rasta gangster", le feuilleton de Thierry Marignac. Et en attendant...

... l'équipe de Moisson rouge vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'années.

lundi 28 juillet 2008

Pour vous donner une idée...

C'était l'été et la chaleur écrasante de Madrid, j'ai posté quelques mots sur la liste 813, je pensais secrètement, une fois rentrée à Paris, en écrire un peu plus pour ce blog, et puis... et puis non... Et puis je suis une sale flemmarde, et puis voici ce que j'ai écrit à propos de cette somptueuse Semana Negra 2008.

Disons simplement que l'espace était un peu plus "réduit" (avec des guillemets quand même) que les autres années et que le site était désormais la plage — joie, bonheur et sable dans les chaussures mais hélas aussi plaintes des riverains. Il faut dire, pour ceux qui ne connaissent pas, que la Semana Negra est un festival, je pense, unique en son genre, qui réunit en parfaite harmonie (et dans la folie la plus totale) littérature et fiesta, lectures de poésie et fête foraine, polar et guacamole, Jim Sallis et Jorge Semprun. On peut faire un tour de grande roue (non merci sans façon) puis causer avec Paco Taibo et assister à la lecture de poésie susmentionnée qui est toujours pleine à craquer. Je me suis abstenue cette année, non que je n'aime pas la poésie mais il y avait soirée discutaille à la terrasse de l'hôtel Don Manuel, où l'on pouvait croiser Sallis et son éternelle bière, et Taibo et son Pepsi — Pepsi est le principal sponsor de la Semana Negra et coédite un superbe ouvrage offert tous les ans au public, du moins aux gens assez téméraires pour se lancer dans une mêlée d'enfer afin de récupérer ledit bouquin. BREF. Bref cette année je repars avec une vingtaine de livres et le double de contacts partout dans le monde (bon plan pour les vacances), et puis surtout une grande nouvelle pour Moisson Rouge que je peux d'ores et déjà vous annoncer: nous créons une collection "Semana Negra" qui, dans l'esprit du festival, publiera des romans noirs parfaitement hétérodoxes, adoubés par Paco taibo, parrain de la collection. Autant dire que je jubile. Nul bémol, donc, sinon qu'il va me falloir un peu de temps pour m'en remettre, à tous égard, les rencards pro ayant lieu là-bas non pas dans de très sérieux stands l'après-midi genre foire de Francfort ou Salon du livre mais plutôt autour de trois heures du matin, toujours à la terrasse du Don Manuel.

Paco Ignacio Taibo II ouvre le festival...

James Sallis, futur auteur Moiss... (nan, j'déconne)

Sang futur...

Phoebe Glockner, auteur de comics, et Marc Fernandez, journaliste et auteur Moisson rouge, sous une table de l'hôtel Don Manuel, "pour mieux voir", prétendent-ils, l'écran de l'ordinateur de Phoebe.

Votre éditorialiste préférée avec un auteur qui souhaite rester anonyme...

Marc Fernandez travaille dur avec son ami David Lerma (journaliste)

Une terrasse classique du Don Manuel (on aperçoit au centre Jorge Semprun) à quoi? Trois heures du matin?

Un peu plus sur le festival bientôt car sachez que l'effet Semana Negra est lent à se dissiper. Pour notre plus grand bonheur.

samedi 19 juillet 2008

Exclusivite Moisson rouge...



Alors a defaut des merveilles promises dont les lettres accentuees et les intervious, et puisqu il se passe toujours quelque chose (c est peu de le dire) a la Semana Negra, j ai le plaisir et l honneur de vous annoncer tres officiellement la naissance de la collection Semana Negra Moisson rouge. Elle regroupera des textes choisis par Paco Ignacio Taibo II d auteurs invites a la Semana Negra. Bientot en ligne, une note expliquant l esprit de la Semana Negra dont on verra qu il ressemble fort a celui de Moisson Rouge...

dimanche 13 juillet 2008

Primeras noticias de la Semana Negra

La vingt et unieme Semana Negra de Gijon, Asturies, a donc ete inauguree le 11 juillet par Paco Ignacio Taibo II, et nous tacherons de vous en donner un apercu des que mon ordinateur daignera se connecter a internet. Au programme, une interviou de Jose Ovejero, auteur Moisson rouge, par Marc Fernandez, journaliste et futur auteur Moisson rouge (on en reparlera), de l image, du son, du boucan, meme, puisque, comme tous les ans le festival attire des centaines de milliers de visiteurs, d autres intervious, des apostrophes et des lettres accentuees.
Sur quoi je file au festival mediter sur l ingratitude de la vie d editeur...

mardi 8 juillet 2008

Retour à Gijón

Demain la moitié de l'équipe de Moisson rouge (moi), bientôt rejointe par la seconde (Hector), s'envole pour Gijón, Asturies, où a lieu la vingt et unième Semana Negra, grandiose fiesta du livre imaginée par Paco Ignacio Taibo II. Au programme, des auteurs, des libraires, des conférences sur le noir, évidemment, mais aussi une grande roue, un journal vendu à la criée, des lectures de poésie, à manger et à boire, une foule de festivaliers et la plage. On fait vraiment un dur métier et pour vous le prouver, une chronique quotidienne en direct de nos vac... de la mine.

lundi 17 mars 2008

Chroniques domestiques (1): Passons au salon

À partir de bientôt, vous pourrez retrouver sur ce blog les aventures véridiques d'une jeune maison d'édition.

Et pour commencer...


... en ce moment, c'est le salon du livre de Paris. Que fait un éditeur à ce moment-là, quand il n'a pas de stand parce qu'il n'a sorti qu'un seul livre et que ça ferait cher la promo? Eh bien il brave la chaleur, la foule, les toilettes cradingues, la bouteille d'eau à trois euros, et il y va quand même.
Samedi, après déjeuner, rendez-vous avec un agent, celui, entre autres, de l'auteur brésilien Fernando Bonassi, dont Moisson rouge publiera le très noir et très beau Suburbio* en octobre prochain. Signe distinctif: il aura à la main un catalogue jaune. Drame: le plan du Salon ressemble furieusement à un catalogue jaune.
Évidemment, tout commence par un malentendu, qui n'a rien à voir avec la couleur du catalogue. L'agent a noté 13 heures, moi 14. On ne saura jamais qui a raison (moi, sûrement). Je cavale entre le stand de Viviane Hamy, où nous avions rendez-vous (à 14 heures, donc, ou bien 13) et celui d'Hatier, où, à ce qu'on m'a dit chez Viviane Hamy, l'agent a un rendez-vous.
- Euh... et il ressemble à quoi?
- Euh... grand, brun, bonne tête, dans les 35 ans.
- Euh... merci.
Bon, on finit par se retrouver et on s'installe sur une petite banquette vaguement design et surtout moyennement confortable. L'éditeur de chez Hatier (le rendez-vous de 14 heures) doit aller voir un auteur, ça tombe bien. Entre deux gorgées d'eau à trois euros, je prends des notes. On parle beaucoup de Bonassi, auteur de la filière gijonnaise, comme José Ovejero et Bernardo Fernandez. Son style particulier, circulaire, poétique, obsédant; son discours très militant. Il m'avait lancé, à table, en terrasse, devant une bouteille de rouge, "j'écris sur le Brésil qui ne danse pas", disons, celui qui danse trois jours par an et crève le reste de l'année. Il ne se présente pas comme un Brésilien "représentatif" mais d'abord comme un blanc riche (tout est relatif...) qui a fréquenté l'université et observe son pays sans complaisance — et c'est peu de le dire.
Je raconte la belle histoire de Moisson rouge à Jordi Roca, l'agent en question. Il a des idées pour nous. Des idées de livres et des idées de financement, parce que la littérature étrangère a un coût, celui de la traduction, or Moisson rouge est avant tout une maison de "world polar". Espagne, Brésil, Russie, Grèce, Mexique, États-Unis... On verra ça lundi, pendant la journée pro.
On est lundi, et je suis prête à dégainer mes cartes de visite.

En attendant, pour occuper mon insomnie, je dévore un excellent manuscrit français (il y en a) que mes acolytes ont lu et approuvé. Je sens qu'on va encore s'entendre...

*Traduit du portugais (Brésil) par Danielle Schramm.

vendredi 26 octobre 2007

La belle histoire...

Cathy Fourez, Marc Fernandez et Jérôme Leroy

En juillet 2006, Judith Vernant, alors éditrice chez Hachette Littératures, se rend à la Semana Negra, à Gijón, Espagne, sur les conseils de Marc Fernandez, journaliste à Courrier international et auteur de Pinochet, un dictateur modèle et de La ville qui tue les femmes (tous deux chez Hachette Littératures, achetez-les!). Elle arrive sous une pluie battante et retrouve là deux personnages qui auront très vite un rôle dans l'aventure: Cathy Fourez, et surtout Jérôme Leroy, écrivain.

José Ovejero et José Manuel Fajardo, séance de dédicace...

Dès le lendemain, à la terrasse du Don Manuel, centre alcoolo-névralgique du festival, elle déjeune avec Fernando Bonassi, auteur brésilien qui l'intéresse direct. Puis, au cours d'une discussion informelle (il faut savoir qu'à la Semana Negra, toutes les discussions sont informelles), José Manuel Fajardo lui parle d'un certain José Ovejero, pas encore traduit en France, ce qui le scandalise. JV est scandalisée aussi, et pas seulement par solidarité. Car elle cherche des auteurs. Ça tombe bien. Elle s'engage à se rendre à la présentation du dernier livre d'Ovejero, dontFajardo lui dit deux mots, mais deux mots convaincants. Il part préparer sa conférence. Dix minutes plus tard, un grand type mince vient la voir et se présente comme auteur. Bien, parlez-moi de votre livre, lui dit-elle, avant de passer au tutoiement espagnol (mais en français). On l'aura compris, le grand type mince est José Ovejero. Il sera le premier auteur Moisson rouge, on y reviendra...

Bernardo Fernandez, alias Bef

Troisième auteur croisé au festival, et celui-là on peut citer son nom parce qu'il figure sur notre site web: Bernardo Fernandez, alias Bef, prix de la Semana Negra pour son premier polar, Tiempo de Alacranes (Une saison de scorpions). Un garçon doux comme un agneau et une dégaine de chef de gang. Oh yeah!

Hector Paoli, Judith Vernant et Claire-Cécile Avril (à la presse pour le lancement) au burlingue...

Bon, de retour à Paris, JV s'aperçoit bien vite que les projets en question ne sont pas vraiment pour Hachette Littératures, au temps pour elle. Et là, divine surprise, voici que survient la possibilité d'un mécénat, un vrai, un à l'ancienne, pour l'amour de la littérature. Note d'intention, branle-bas de combat, business plan, attente : ça finit par payer.
Les premiers acolytes seront Hector Paoli et Hervé Delouche, la maison s'appellera Moisson rouge.